Aller au contenu

La Vallée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La Vallée
La Vallée
Façade de l'église en décembre 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Intercommunalité Communauté de communes Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge
Maire
Mandat
Jean-Paul Gaillot
2020-2026
Code postal 17250
Code commune 17455
Démographie
Gentilé Vallois
Population
municipale
659 hab. (2021 en diminution de 3,65 % par rapport à 2015)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 32″ nord, 0° 50′ 26″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 34 m
Superficie 16,37 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rochefort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Porchaire
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
La Vallée
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
La Vallée
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
La Vallée
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
La Vallée
Liens
Site web www.lavallee17.fr

La Vallée est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Vallois et les Valloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de La Vallée se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Vallée[3]
Cabariot
Saint-Hippolyte La Vallée[3] Bords
Trizay Beurlay Romegoux

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , La Vallée est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[4]. Elle est située hors unité urbaine[5]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rochefort, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[5]. Cette aire, qui regroupe 33 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,1 %), prairies (28,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,7 %), forêts (4,3 %), eaux continentales[Note 2] (2,3 %)[8]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de La Vallée est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[9]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[10].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Charente et la Boutonne, et par submersion marine. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2010 et 2013[11],[9].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Vallée.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[12].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 86,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 353 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 284 sont en aléa moyen ou fort, soit 80 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[13],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[14].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[9].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin valles ou vallis, "vallée".

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1824, La Vallée annexe une partie de la commune de L'Houmée (l'autre partie revenant à Beurlay).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Huguette Gaillard    
2008 En cours Jean-Paul Gaillot DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2021, la commune comptait 659 habitants[Note 3], en diminution de 3,65 % par rapport à 2015 (Charente-Maritime : +3,35 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
578594534675954875864870889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
909860840817740745757719675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687708670633651582560544601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
572570524511585644670677680
2018 2021 - - - - - - -
674659-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Ensemble mégalithique de la Pierre Levée, comprenant plusieurs dolmens présent sur le territoire de la commune et propriété de la commune, est classé au titre des monuments historiques depuis le [20].
  • L'église romane Saint-Vivien du XIIe siècle, inscrite au titre des monuments historiques depuis le [21].
  • Château de la Bergerie
  • Un monument aux morts.
  • Une fontaine.
  • Le logis du Pinier, domaine architectural du XVIIIème siècle
  • Le Petit Logis (l'Houmée) : Le fief du Petit Logis est tenu, depuis le XVIème siècle, tout comme La Bergerie et La Vallée, par la famille de La Rochefoucauld-Bayers. Par le mariage de Marie-Anne de La Rochefoucauld avec Jean Isaac François de La Cropte, le fief passe à cette dernière famille. A nouveau par alliance le Petit Logis revient dans le giron de la famille de La Rochefoucauld puis, toujours transmis par les femmes à la famille de Courbon-Blénac. En 1785, Sophie-Jacques de Courbon-Blénac vend son fief à Nicolas, Henri de Grimouard. En 1794 l'ensemble de ses biens est saisi comme bien national et vendu. En 1794, , l'ensemble de ses biens est saisi comme bien national et vendu. François Bellot se porte acquéreur du Petit Logis. Sa fille épouse Charles-Claude Riondel, officier d'artillerie, fils de Jean Riondel, entrepreneur des travaux du roi à Rochefort. Leurs descendants possèdent toujours actuellement le Petit Logis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pour l'Houmée - Nicolas de Grimouard, Chevalier de Saint-Louis : Le chevalier Nicolas, Henri de Grimouard, seigneur de l'Houmée et résidant au Petit Logis, naît à Fontenay-le-Comte en 1743. A l'âge de 15 ans, Il intègre la Marine comme garde-marine à Rochefort et fait rapidement carrière. Capitaine de frégate à l'époque de la guerre d'Amérique, il se distingue aux Antilles pendant les premières opérations navales de cette guerre (1778-1780). Blessé et pris par les anglais au printemps de 1781 puis, libéré, il retourne aux Antilles. Croisant sur les côtes de Saint-Domingue, il livre, le 17 octobre 1782 un combat acharné à une division anglaise. Vainqueur, il reçoit de Louis XVI, en récompense, le titre de comte. Lorsqu'éclate la Révolution, il est en poste aux Antilles françaises et prend fait et cause pour l'émancipation des esclaves noirs, s'attirant l'opposition des colons blancs. Promu contre-amiral, il est alors muté en 1792 à Rochefort comme Commandant du port, devient vice-amiral mais donne sa démission après l'exécution du Roi le 21 janvier 1793. Durant "la Terreur", il est poursuivi par une dénonciation calomnieuse des colons. Soupçonné à tort de nourrir des idées contre-révolutionnaires, il est jugé, condamné et guillotiné à Rochefort sur la place Colbert le 7 février 1794. La vérité révélée, un ordre de libération de ce brave marin arrive quelques jours après son exécution. En mars 1795, la Société Populaire de Rochefort réclame et obtient la réhabilitation de "celui qui fut l'un des plus brillants combattants de la guerre d'Amérique".
  • Pour l'Houmée - Jean Riondel : Maître tailleur de pierre né en Savoie, Jean Riondel est devenu le bras droit de Pierre Toufaire, ingénieur de la Marine royale. De 1782 à 1788, il est chargé, en temps qu’Entrepreneur des Travaux du Roi, de la construction du nouvel hôpital de la Marine à Rochefort. Des notes de sa main révèlent qu’il fait venir, depuis le port de L’Houmée, pierres et pavés extraits pour partie d’une carrière qu’il a acquise au Freussin, village de la paroisse de l’Houmée.  Les travaux qui débutent le 6 février 1782 dureront 6 ans. Le grand bâtiment en forme de H, comprend 8 salles pour recevoir 900 malades, les cuisines, la pharmacie, les logements des médecins, pharmaciens et sœurs hospitalières, la buanderie et la lingerie, le corps de garde, le mur de clôture et la machine hydraulique pour l'alimentation en eau de l'Hôpital. La coupole est tracée fin septembre 1787, le jardin en décembre. Le 9 juin 1788, les premiers malades entrent dans le nouvel hôpital. Les plans de l'Hôpital de la Marine, dressés par Jean Riondel figurent toujours dans les archives familiales du Petit Logis de l'Houmée qu'il avait acquis à la Révolution comme bien national.
  • Georges Mignet (1864-1935) achète le logis du Pinier en 1903[22]
    • Henri Mignet (1893-1965), fils de Georges Mignet, concepteur d'avions français vivait également au logis du Pinier[23]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  5. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rochefort », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  9. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de La Vallée », sur Géorisques (consulté le ).
  10. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  11. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  12. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  13. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  14. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de La Vallée », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  20. Notice no PA00105290, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PA00105291, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « La Vallée : monographie d'une commune de Saintonge » (consulté le ).
  23. « Mignet Henri concepteur » (consulté le ).

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :